Rokka no Yuusha : Un shonen oubliable et décevant.

Affiche de Rokka no Yuusha

Rokka no Yuusha (RnY pour raccourcir) est une expérience dont on peut largement se passer.

Présentons rapidement notre cas. Rokka no Yuusha, un animé adapté d’un light novel. Animé du genre shonen action traitant des thèmes comme les démons et la mythologie. RnY est un animé produit par le studio Passione, un studio assez jeune à qui l’on doit actuellement Citrus.

Quand on consulte MyAnimeList et Nautiljon, ils donnent à cet animé une note moyenne de 7.7/10. Au vu du titre, vous devinez que je n’aurais pas du tout mis la même note.

J’annonce la couleur. Étant donné que je n’ai pas aimé l’animé et que mon visionnage date un peu, il se peut que l’article exprime plus un ressenti sur le long terme.

Abordons les différents points négatifs de cet animé.

Un scénario pas intéressant et bancal.

Ici on assiste à un classique scénario de shonen. Une histoire de menace planétaire représentée par les Calamités qui se résout par l’apparition de héros. Notre héros Adlet, autoproclamé homme le plus fort du monde, fait partie de ces héros et a pour but de vaincre le dieu du mal. Entre temps il rencontre une jeune fille Flamie qui au départ appartient au camp des méchants mais qui par la suite va tisser une sorte de romance avec Adlet. Après vous avez d’autres personnages par-ci par-là mais rien de bien mémorable.

Disons qu’on a ici plein de personnages typiques des shonen : une princesse qui découvre le monde, une jeune fille tueuse qui se méprend, un serviteur de la princesse fervent adorateur… On voit bien des profils fréquents et très peu surprenants. Personne ne se démarque par sa personnalité ou encore son esthétique. C’est le calme plat côté personnages. Pour ce qui est de l’intrigue, dites-vous que le sentiment laissé est un manque d’intérêt et de clarté.

Je m’explique : en seulement 3 épisodes, les héros se retrouvent à la frontière du pays des calamités dans une pyramide. Sauf qu’en arrivant là bas, ils vont se faire enfermer par un brouillard magique qui était destiné à bloquer les calamités. Donc durant le reste de la série, tout le monde va cogiter pour savoir ce qui s’est passé. Aussi à noter que l’histoire à montré qu’à chaque apparition du dieu du mal, 6 héros seraient choisis. Or quand ils sont dans la pyramide, il sont soudainement 7. Il faudra donc trouver qui est l’imposteur en leur compagnie.

Ces différents éléments d’intrigues vont se réaliser très brièvement à l’aide de preuves et autres obtenus hors champ de vue. On a tout d’un coup le pourquoi du comment sans plus d’explications. Le reste de l’histoire se concentre sur le combat contre les Calamités mais aussi entre eux.  Le pire dans tout ça, c’est qu’à la fin de l’animé, d’accord ils ont trouvé qui est l’imposteur mais surtout l’animé se termine avec une sorte de cliffhanger. Le dieu du mal se rapproche de leur position et la guerre s’approche. Le hic est qu’il n’y a pas de suite à cet animé. Donc on reste encore plus sur notre faim après tout cela. La qualité des combats en elle-même n’est pas présente et il en va de même pour l’esthétique générale.

Un ensemble esthétique à peine passable.

Déjà l’opening est quelconque. Si il venait à passer dans un blind test, il ne sortirait pas du lot et serait peu distinguable. Pour ce qui est du design des personnages c’est assez classique. Trois personnages avec un style chevaleresque, un mage, une sorte de bandit et notre personnage principal avec un style plus ou moins moderne/technologique. Le style chevaleresque est en accord avec l’univers fantasy et les autres s’accordent plutôt bien. L’animé ne propose aucune scène qui dénote par sa beauté. Tous les environnements sont majoritairement montagneux ou marécageux. Peu de couleurs vives et d’effets de lumières. Les combats en eux-même ne sont pas épiques, rien d’extravagant, de surprenant.

Tout est en plat en somme. Rokka no Yuusha ne brille pas du tout par sa beauté.

Et si vous vouliez des scènes émouvantes où vous ressentez l’émotion du personnage : passez votre chemin.

La musique participe à ses émotions tout comme le fait la mise en scène. Sauf que là, rien. En fait il n’y a pas une seule scène jouant sur les émotions. N’oublions pas que Nautiljon lui attribue quand même un genre romance ! Oubliez les scènes les yeux dans les yeux avec une musique triste, les scènes où un héros est en danger et un autre vient le sauver avec en fond une musique épique. Rien de tout ça n’est présent. (Bon peut-être qu’il y a quelques moments comme ça mais je ne m’en rappelle pas)

Parlons aussi de certaines vues d’ensemble. Je remarque que certaines scènes ne sont parfois pas dessinées clairement. On a des personnages flous aux proportions étranges qui obtiennent des détails en se rapprochant de la caméra. On pourrait dire que c’est la faute au budget mais bon c’est plutôt une excuse.

Après tout ça faites-vous votre avis mais selon moi c’est une perte de temps.

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