Devilman Crybaby : ça pique les yeux

Parlons de Devilman Crybaby

Alors pour commencer, j’ai aimé Devilman Crybaby mais il y a des choses qui dérangent selon moi. Je lui donnerais un BON-.

Présentons-le. Devilman Crybaby, un animé original sorti de chez Netflix et réalisé par Masaaki Yuasa. Dans un monde plutôt actuel, on retrouve Akira et Ryo, nos deux protagonistes, qui vont découvrir l’existence de démons sur la planète Terre. Oui oui, des démons. On va donc aborder un monde dystopique où se côtoient humains et démons. Disclaimer : cet animé n’est pas recommandable à tous, il possède de multiples scènes gores et explicites. Je ne le recommanderai pas non plus à des personnes émotionnellement instables.

MyAnimeList et Nautiljon lui attribuent une note moyenne de 7.4/10. Il est très intéressant de noter la différence entre ces deux sites : 6.07/10 pour MAL et 8.7/10 pour Nautiljon. Une différence de plus de deux points !

Devilman Crybaby est donc un animé qui divise les fans. Ce qui est intéressant dans ce manga est son thème axé sur la notion de démon. On voit ici un thème assez spécial qui s’accompagnera de choix esthétiques et scénaristiques associés à cette différence. La même qui est source de division chez les fans. Pour moi, cet animé est moche et son histoire est parfois bancale.

Examinons ses forces et faiblesses en détail.

Commençons avec le thème central de l’animé : les démons. Il est intéressant de voir que dans cet animé, on ne va pas seulement voir les démons comme tel sans réflexion préalable, l’exemple parfait étant Akira qui sera démonisé mais qui conservera ses émotions humaines. Akira est une personne qui possède une grande compassion qui le fait pleurer pour les autres. À aucun moment de l’animé il ne pleurera que pour lui-même. Dans la même idée, il y a la présence d’amour chez les démons malgré leur apparence repoussante et leur haine pour les humains. Cela nous donne des scènes touchantes qui remettent en cause l’appellation « démon » pour ces êtres.

Le caractère d’Akira est réellement intéressant à voir tout au long de l’anime. C’est un homme plein de conviction qui s’est vu passer d’un corps de « lâche » à un corps boosté aux stéroïdes qui lui permettrait d’asservir n’importe qui. Mais malgré cela il reste le gentil garçon qu’il était, un peu pleurnichard mais plein de compassion. On voit que ses nouveaux besoins en tant que démon vont être des difficultés à surmonter. Oui, sa nouvelle condition physique implique certains désirs comme le désir de violence ou bien le désir charnel.

Quand bien même, il continue d’agir pour le bien d’autrui, il se bat contre les démons pour les humains : c’est un Devilman. Il évite au maximum les pertes humaines et fait tout pour les protéger. Ryo, l’autre protagoniste, est d’une mentalité tout a fait différente. Il est prêt à tout pour atteindre ses buts même si cela implique des sacrifices. Son but premier est d’éradiquer les démons mais cette conviction va devenir floue au fil de l’animé.

Oh et aussi ces humains… Je peux affirmer que la nature de l’homme est complexe : parfois on peut agir par compassion puis la seconde d’après éprouver une intense jalousie. L’Homme peut parfois être le démon de l’histoire. De multiples aspects de la société sont imagés dans Devilman Crybaby.

Un être aux multiples facettes : l’Homme

Il est indéniable que l’homme est un être changeant mais il est moins évident de dire qu’il est enclin au mal. Cette question en est même un sujet complet de philosophie. Dans Devilman Crybaby, on voit majoritairement les côtés sombres de l’Homme. On le voit par le fait que l’endroit où les gens se démonisent sont des fêtes prônant la débauche total : drogue, alcool, sexe… Ce n’est qu’à ces endroit que les démons prennent possession des humains. Au cours de l’histoire, on verra que certains humains sont prêts à volontairement se laisser démoniser afin d’assouvir certaines de leurs émotions négatives comme la jalousie.

Il y aussi une scène assez éprouvante où l’on voit des humains en massacrer d’autres par crainte des démons. Ils n’ont aucune preuve de leurs dires mais il vont quand même caillasser ces personnes et tout le monde va suivre sans se poser de questions. L’Homme préfère parfois agir sans remettre en question la cause de cette action. Il est souvent plus rassurant de suivre le mouvement que de penser par soi-même. Qui est donc le démon dans cette histoire ?

Dans ce sombre monde détruit par le comportement des hommes envers les autres hommes, Akira et ses amis sont les seules lueurs d’espoir. Ils sont les seuls qui dans ce désespoir, essaient de mettre en valeur les bons côtés de l’homme. Mais à quoi bon se démener si personne n’a la volonté d’écouter…

Malgré les efforts de nos personnages, tout ne se déroulera pas comme prévu… On verra même leur comportement s’orienter de plus en plus vers la résignation. Ce monde dystopique et sombre est un terrain propice à de nombreuses scènes dramatiques. Des scènes évoquant majoritairement la mort d’un être ou la violence pure. L’OST (bande-son) de l’animé joue un grand rôle dans le passage de l’émotion. La patte graphique accentue le côté décalé de l’animé mais représente aussi l’un de ses plus grands points faibles.

Un design graphique et une histoire qui laisse à désirer

On arrive maintenant aux points négatifs de cet animé, l’un d’entre eux étant le design graphique de l’animé.

Quand j’évoque le terme de design graphique, je fais référence aux dessins de l’animé. À mon goût, l’animé n’est pas beau. Je n’ai pas été émerveillé par la beauté tragique d’une scène ou bien je n’ai pas ressenti d’émotions intenses dû à la mise en scène. Je trouve que tout au long de Devilman Crybaby, les dessins sont assez durs à supporter. Rien n’est beau et tout est juste passable. Peut-être que je me trompe mais c’est le sentiment que j’ai eu après la fin de l’animé. Je dirais même que dès le début, j’ai eu cette réflexion.

Un autre point plutôt négatif et important pour l’animé : l’histoire.

L’histoire manque d’un fil rouge qui provoque chez le spectateur l’envie de continuer la série. Il y a eu des moments d’intrigue mais je dirais qu’au long de l’histoire, on a eu majoritairement plein d’événements qui se passent dans un même contexte. C’est seulement vers la fin qu’on observe un semblant d’histoire. Cet élément qui apparaît aussi assez soudainement sans plus d’explication au préalable. J’ai l’impression que tout au long, l’animé développe de multiples histoires annexes puis que d’un coup, on revient brusquement vers les protagonistes et ils provoquent de multiples événements qui bouleverse l’histoire. Ce manque de continuité dans l’histoire m’a fait décrocher vers le milieu de l’histoire ce qui fait que je l’ai regardé en deux parties. À mon avis, une bonne histoire donne envie d’être bingewatchée (regardé en une seule session) en une après-midi.

Du coup, ça vaut le coup ?

Devilman Crybaby est un animé qui est émotionnellement intense, qui traite de sujets assez complexes et qui possède une patte graphique bien à lui. Mais cette même patte graphique est son pire défaut tout en alliant cela à une histoire d’abord décousue puis trop brusque et imprécise.

Si vous possédez déjà un compte Netflix, allez-y c’est que 10 épisodes. Mais pour ceux qui voudraient commencer le monde de l’animé… Prenez plutôt un compte Crunchyroll ou bien ADN, vous y découvrirez beaucoup plus de pépites.

Tard+

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